• Mon fils, mon sauveur

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    Aller, je me lâche, je vous en dis un peu plus sur ma vie et moi.
     
    Aprés mon accident en mai 1994, et aprés m'être retrouvée seule, car la personne avait qui j'ai eu mon accident était aussi mon petit ami avec qui je vivais depuis presqu'un an, mais ça ne la pas génait pour me lâcher, donc j'ai continué mon petit bonhomme de chemin. D'aileurs c'est vraiment dans les coups durs où l'on peut vraiment compter ses vrais amis, et oui il ne m'en restait plus beaucoup aprés, mais c'est pas grave cela m'a permis de  m'endurcir un peu plus et de savoir sur qui je pouvais compter. Ma maman a été trés présente d'ailleurs je vivais pratiquement chez elle et puis quelques amis.
    Au mois de septembre, j'ai rencontré une personne un peu plus jeune que moi, 2 ans de moins, en fait j'ai trouvé chez lui, une certaine attention dont j'avais vraiment besoin en ce moment là. Nous sommes sortis ensemble, mais nous n'habitions pas dans la même région, un peu plus de 400kms nous séparaient. Au mois de novembre je suis tombée enceinte, pour moi, c'était vraiment la seule chose qui pouvait m'arriver de bien. Je devais le garder, seule ou avec le papa, pas grave. Je sais cela peut paraître trés égoïste de ma part, oui, mais pour moi il n'y avait pas d'autres solutions. Le papa, lui, ne souhaitait pas la même chose que moi, tant pis je ne céderais pas. Au bout d'un mois, tout le monde était d'accord. Parfait, je déménageais dans le sud au mois de février 1995. Une grossesse géniale, quelques risques de complications à cause de mon accident, mais je restais trés positive. Le lendemain de mes 23 ans, je m'étais au monde mon petit ange, mon sauveur. Grâce à lui, je savais pourquoi je vivais, grâce à lui j'avais un but.
    En mai 1997, j'apprends que j'ai un cancer du sein, mon fls va avoir 2 ans et moi presque 25. Pour moi ça a vraiment été un gros coup de massue. Ma maman qui avait déménagée pour étre proche de moi, m'a énormément soutenu, chose que le papa de mon fils, mon ami, ne faisait pas. Le 4 juin 1997, rentrée d'urgence à Montpellier pour me faire opérer. C'est ma maman, mon fils et ma cousine qui m'ont accompagné, mon ami n'était pas là. C'est ma maman qui a arrété son travail pour s'occuper de mon petit Ange, car personne d'autre ne pouvait ou bien ne voulait s'en occuper. Je suis sortie 5 jours aprés, et je devais monter sur Montpellier tout les jours pendant 1 mois et demi pour faire de la radiothérapie. Pendant tout ce temps là, je suis restée chez ma maman avec mon fils, qui m'a donné toute la force dont j'avais besoin, pour garder le moral, et me soigner plus rapidement. Mon ami ne comprenait pas, pour lui ce n'était pas grave, aucun soutien de sa part, des disputes, des violences, des menaces, et j'en passe. En Août 2000, il a décidé de partir. Je ne l'ai pas retenu, en fait c'était une décision que je n'avais peut-être pas le courage de prendre. Pendant 6 mois, mon fils et moi avons vécu des superbes moments, même qu'il me disait : "on est bien maman maintenant tout les deux, c'est calme, on est bien". Et puis ma maman n'arrétait pas de me dire "tu es jeune, tu n'as que 28 ans, sors avec des copines, je te garde le petit, amuse toi, tu peux recommencer ta vie, tu es jeune, quand ton fils sera grand, lui aussi partira, et tu resteras seule". Au bout de 6 mois je me suis décidée à me bouger un peu, j'ai fait des connaissances, je me suis faite draguée, c'était plutot flatteur pour moi, et puis au mois de juillet 2001 j'ai rencontré une personne qui était de 9 ans mon ainé, que toutes les filles draguées, forcément c'était le strip teaseur le plus connu de la région et de ses alentours, mais je ne le savais encore. Il connaissait un ami avec qui j'étais souvent et puis un jour, il m'a dragué ouvertement, pendant 1 mois, il ne m'a pas lâché, et puis un jour et bien j'ai craqué, tout le monde nous donné seulement 1 mois de durée, aujourd'hui nous entamons bientôt notre 8ème année, nous avons une petite fille ensemble, et avec mon fils tout se passe bien.
     
    Je remercie mon fils des milliers de fois, car pour moi c'est mon sauveur, grâce à lui, j'ai su me relever de mon accident et de mon cancer, grâce à lui je suis heureuse, nous sommes tout les deux trés fusionnel, je l'aime, je l'aime, je l'aime.
     
    Bonsoir,  à vous tous.

  • Commentaires

    1
    sabray
    Mardi 15 Juillet 2008 à 11:33
    parfois le divorce des parents est la meilleur chose pour les enfants. Grandir sans père n'est absolument pas catastrophique, dans certains cas ça peut etre libérateur, je parle par expérience. bonne continuation. Que ta vie soit enfin "bonheur".
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